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Réglementation

Quels sont les EPI obligatoires dans le BTP ?

Chutes de hauteur, chocs, bruit, poussières, produits chimiques : le chantier expose le corps à de nombreux risques. Les équipements de protection individuelle (EPI) en limitent les conséquences. Voici ce que la loi impose à l’employeur, au salarié et à l’artisan qui travaille seul, et la liste des EPI du bâtiment.

L’équipe Trustup ProMis à jour le Publié le 4 min de lecture
Sommaire · 7 parties
  1. Qu’est-ce qu’un EPI ?
  2. Les obligations de l’employeur
  3. Les obligations du salarié
  4. Et l’artisan qui travaille seul ?
  5. Les trois catégories d’EPI
  6. Les EPI du bâtiment
  7. Questions fréquentes sur les EPI dans le BTP

Le bâtiment fait partie des secteurs les plus touchés par les accidents du travail, et les chutes de hauteur y sont parmi les accidents les plus graves. Les EPI ne remplacent pas les protections collectives, comme les garde-corps ou les filets. Ils viennent en complément, quand le risque ne peut pas être supprimé autrement.

Qu’est-ce qu’un EPI ?

Le Code du travail définit les équipements de protection individuelle comme les dispositifs ou moyens destinés à être portés ou tenus par une personne pour la protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé ou sa sécurité (article R4311-8). Casque, gants, chaussures de sécurité, harnais : chacun répond à un risque précis.

L’ordre de priorité est fixé par la loi : d’abord supprimer le risque, puis protéger collectivement, et seulement ensuite protéger individuellement.

Les obligations de l’employeur

Dès que vous avez un salarié ou un apprenti, vous devez assurer sa sécurité et protéger sa santé (article L4121-1 du Code du travail). Pour les EPI, cela veut dire :

  • les fournir gratuitement, adaptés aux risques et à la personne (article R4323-95) ;
  • les choisir conformes, avec le marquage CE et une notice en français ;
  • veiller à leur bon état, à leur entretien, et les remplacer quand ils sont usés ou périmés ;
  • former et informer les salariés sur les risques et sur l’utilisation des EPI ;
  • veiller à ce qu’ils soient effectivement portés.

Toute entreprise qui emploie au moins un salarié doit aussi tenir à jour un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), qui liste les risques de chaque poste et les mesures prises.

Attention : en cas d’accident, un manquement de l’employeur à ses obligations de sécurité peut engager sa responsabilité civile et pénale.

Les obligations du salarié

Le salarié doit prendre soin de sa sécurité et de celle de ses collègues, selon ses possibilités et sa formation. Il porte les EPI qui lui sont fournis, suit les consignes de l’employeur et de la notice, et signale un équipement abîmé ou périmé. Refuser de porter ses EPI peut justifier une sanction disciplinaire.

Et l’artisan qui travaille seul ?

Un travailleur indépendant ou un chef d’entreprise qui travaille lui-même sur un chantier du bâtiment doit, lui aussi, utiliser des équipements de travail et des EPI conformes (article L4535-1 du Code du travail). Être son propre patron ne dispense pas du casque ni du harnais.

Les trois catégories d’EPI

Le règlement européen (UE) 2016/425 classe les EPI selon la gravité du risque.

  • Catégorie I, risques mineurs : chocs mécaniques superficiels, produits d’entretien peu agressifs, intempéries. Par exemple, des gants de manutention légère ou des vêtements de pluie.
  • Catégorie II, risques intermédiaires : ce qui n’est ni mineur ni très grave. Par exemple, le casque de chantier, les lunettes de protection ou la plupart des chaussures de sécurité.
  • Catégorie III, risques graves ou mortels : chutes de hauteur, substances dangereuses, bruit nocif, électricité. Par exemple, le harnais antichute, les protections respiratoires contre l’amiante ou les protections auditives.

Plus la catégorie est élevée, plus la certification du fabricant est contrôlée par un organisme extérieur.

Les EPI du bâtiment

  • Casque de chantier, contre les chutes d’objets et les chocs.
  • Chaussures de sécurité, avec embout et semelle anti-perforation.
  • Gants adaptés au risque : coupure, produits chimiques, électricité.
  • Lunettes ou visière, contre les projections et les poussières.
  • Protections auditives : bouchons ou casque antibruit pour les machines bruyantes.
  • Masque respiratoire adapté : poussières de béton ou de bois, peintures, amiante.
  • Vêtements de travail et de haute visibilité, près des engins ou de la circulation.
  • Harnais antichute, longe et point d’ancrage, pour les travaux en hauteur sans protection collective.

Questions fréquentes sur les EPI dans le BTP

Qu’est-ce que le document unique d’évaluation des risques ?

C’est le document où l’employeur recense les risques de chaque poste de travail et les mesures de prévention prévues (articles R4121-1 et suivants du Code du travail). Il est obligatoire dès le premier salarié et doit être mis à jour régulièrement.

Quels sont les principaux risques sur un chantier ?

Les chutes de hauteur et de plain-pied, la manutention et les troubles musculosquelettiques, les machines et outils, le bruit, les poussières, l’amiante et les produits chimiques.

Qui paie les EPI ?

L’employeur, toujours. Il ne peut ni les faire payer au salarié, ni retenir leur coût sur le salaire.

Moins de papiers le soir, plus de temps sur vos chantiers.

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